Top 10 des éléments-clés de la communication des taxis, pour avoir l’opinion avec eux

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Crédits photo (creative commons) : Frank Malawski

« Bon, les gars, si je vous ai réunis aujourd’hui, c’est pour qu’on parle de notre déficit d’image auprès de l’opinion publique, et que les gens comprennent que les VTC et tout ça, c’est la mort de notre métier. Donc on a embauché les meilleurs communicants, et on va faire des « opérations séduction » pour reconquérir l’opinion. Ce plan est en 10 points, et d’après nos spécialistes du marketing, ça devrait faire mouche. Prenez des notes les gars, je ne répéterai pas : « 

  1. Une bonne opération escargot à Roissy
    C’est scientifique : les gens qui viennent de Chine et qui ne parlent pas un mot de français, si ils doivent galérer à peine sorti de l’avion avec leurs valises, ils vont se rallier à notre cause. « Un bon bouchon vaut mille mots » comme on dit dans le marketing.
  2. Des guets-apens contre les chauffeurs d’Uber-Pop
    Rien de vaut un dialogue apaisé : on appelle un chauffeur Uber-Pop pour une course, et quand il arrive, on le cerne avec nos bagnoles et on lui dit ce qu’on pense. Mais en gentlemen. C’est-à-dire qu’au pire, on lui balance des oeufs et de la farine. Là, normalement, les gens vont nous trouver particulièrement ouverts au débat.
  3. On pète la gueule à un client
    Si vous refusez un client parce que vous êtes en grève, et qu’il se tourne vers UberPop, il risque de dire du mal de vous. c’est « le bad buzz ». Dans ce cas, une seule option : lui péter la gueule. C’est quand même pas compliqué les relations publiques…
  4. On exige le remboursement de nos coûteuses plaques de taxis par le contribuable
    Les gens seront ravis de nous payer le prix de plaques dont on a nous-mêmes fait monter les prix pendant des années. Les gens adorent ça, payer des impôts. Ils vont nous adorer.
  5. Bon, ok, ça c’est fait, mais on sent que les gens ne sont pas encore convaincus de la légitimité de notre combat. Donc on continue :

  6. On kidnappe tous les mecs qui s’appelle Hubert
    Et si on tombe sur un Hubert Pope, on le pend à un arbre.
  7. On pète les genoux à tous les titulaires du permis de conduire
    Autant de potentiels chauffeurs pour Uber. Il faut régler le problème à la source.
  8. On écrit « voie réservée aux taxis » sur toutes les rues des grandes villes
    Les gens doivent comprendre que tout ce qui est recouvert de bitume appartient aux taxis. Depuis la nuit des temps.
  9. On bousille tout ce qui a des roues
    Du bus à la trottinette. Si les gens veulent se déplacer rapidement ils n’auront qu’à prendre un taxi (et ils verront que c’est très bien).
  10. On prend le temps d’expliquer le problème au client en détails, pour bien tout comprendre (pendant que le compteur tourne)
    Et si il faut faire quelques tours de périphérique le temps que ça rentre, aucun problème.
  11. On menace de partir à l’étranger
    Ah voila, à force de faire les cons, c’est ce qui va leur arriver aux gens : les chauffeurs de taxis vont partir en Chine ou en Inde, et ils n’auront que leur yeux pour pleurer! Hahaha… Ils vont venir nous chercher sur les genoux les clients! Comme des mouches. Hahahaha… MWHAHAHAHAHAHAHA…

Voila, c’est ce qu’on appelle un plan d’action bien huilé.

via topito.com