Top 10 des faits alternatifs et méconnus de l’Histoire de France, selon les candidats à l’élection présidentielle

C’est festival. L’élection présidentielle n’est pas seulement l’occasion de comparer des programmes, mais également de se promener, avec les candidats, à travers les manuels d’Histoire. Moi j’aime bien, ça, me promener, ça permet d’avoir un regard neuf sur des choses qu’on croyait savoir et en découvrir de nouvelles, comme par exemple l’existence des sondages à l’époque de Vercingétorix.

1. Les sondages existaient déjà en -50 avant Jésus-Christ

François Fillon l’a rappelé ce week-end : personne ne pensait que Vercingétorix gagnerait Gergovie. Bon, il y met une lecture politique en se comparant discrétos au chef gaulois. Mais ce qui est plus important, c’est qu’à l’époque, déjà, « les sondages donnaient César favori ». Et c’est vrai, j’ai vérifié : l’institut IPSUS donnait LIII% de chances de gagner à César au siège de Gergovie. L’institut s’était fendu d’une tablette pour se justifier par la suite : « On avait décelé une tendance dans les premières heures de la bataille, mais c’est super long de publier des sondages sur tablettes en marbre. »


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2. La France n’est absolument pas responsable de la rafle du Veld ‘Hiv

Marine Le Pen l’a rappelé ce week-end en dédisant Chirac. A la limite, les dirigeants de l’époque, OK, mais certainement pas la France. Et c’est vrai qu’après avoir checké les arbres généalogiques de Pétain et de Laval sur 64 générations, on se rend compte qu’ils n’étaient pas totalement français au sens du FN.

3. Niveau collaboration, l’Etat français n’a rien à se reprocher

« La responsabilité de l’Etat français dans la Collaboration n’est pas un fait historique » d’après Philippot. Et bah figurez-vous que les minutes de réunion entre Pétain et Hitler montrent que Pétain pestait grave, il disait oui, mais regrettait aussitôt de dire oui, et on l’aurait même entendu dire « crotte » au moment d’acter la Rafle du Vel d’Hiv.


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4. Le général De Gaulle n’était ni de gauche, ni de droite

En février, Macron a cité de Gaulle qui assurait n’être ni de gauche, ni de droite. De Gaulle, c’est la nouvelle marotte du type qui a un mouvement citoyen et non pas personnel mais quand même calqué sur ses initiales. Après vérification, il semble en effet que De Gaulle n’a pas du tout fondé le MRP qui est ensuite devenu l’UDR, ancêtre du RPR et l’UDF et donc de LR et du MODEM. Vous savez, ces partis qui étaient de toutes les coalitions de gauche.

5. Les fondateurs de l’UE étaient des agents de la CIA

C’est à Asselineau que l’on doit cette précision. Une interview de John Le Carré le confirme. Pour son Espion qui venait du froid, l’auteur britannique se serait inspiré de Jean Monnet et Robert Schumann, surnommés les James Bond avant l’heure par la communauté française de l’espionnage.

6. La colonisation visait avant tout à « partager la culture »

C’est Fillon qui nous a dit ça il y a quelques mois. Une simple vérification suffit en effet à constater qu’en échange du pillage des ressources naturelles, les Français installés dans les colonies faisaient goûter du magret de canard aux locaux et s’intéressaient même à la manière de préparer le couscous.


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7. Napoléon aussi a tenu bon contre les cabinets noirs

A force de répéter qu’il est la victime d’un coup d’Etat institutionnel, Fillon nous ferait presque oublier qu’il n’est pas Napoléon. Il s’en faudrait d’un rien pour que le candidat LR nous explique que la mise en place de l’Empire en 1804 était une manière de résister aux attaques des conservateurs socialistes et des médias de l’époque. D’ailleurs, l’important, ce n’est pas sa personne, c’est son projet. Imagine-t-on Napoléon mis en examen ? Après vérification, il semblerait en effet que Napoléon, mis en examen pour coup d’Etat, ne se soit pas rendu à sa convocation.

8. Robsespierre avait mal compris son époque, c’est tout

En octobre 2016, Jean-Luc Mélenchon s’est imaginé face à Gérard Miller face à Robespierre la veille de son exécution. En fait, Robespierre avait mal compris son époque, il était tout simplement trop violento. Une simple vérification dans les Archives nationales prouve en effet que Robespierre était un peu trop violento. Bien vu l’aveugle.

9. C’est un hologramme de Jeanne d’Arc qui a été brûlé à Rouen

« Au secours, Jeanne, reviens ! » est l’une des phrases prefs du FN. A l’heure où Mélenchon, l’homme hologramme, grignote beaucoup de l’électorat hamoniste et un peu celui de Le Pen, on n’est pas loin d’avoir une déclaration choc des représentants du Front National inspirée par les thèses survivalistes. Ce ne serait dès lors pas Jeanne d’Arc, qui aurait été tuée à Rouen, mais bien son hologramme. Si on transpose dans la campagne, imaginez qui sera cloué au piloris le soir du premier tour.

ET TOC.


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10. En 2017, Nicolas Dupont-Aignan a gagné l’élection présidentielle

Dans son livre-agenda virtuel-programme 100 jours pour tout changer, Nicolas Dupont-Aignan raconte ses 100 premiers jours quand il aura gagné la présidentielle, en mai prochain. C’est tristou parce que NDA raconte des anecdotes qui n’existent pas, vu qu’ils les invente. Mais ça permet rétrospectivement de se rendre compte qu’il a gagné l’élection, et, ça, on n’aurait pas pu s’en douter.

C’est cool de savoir que les candidats à la présidentielle respectent la véracité historique et ne font pas de l’Histoire un instrument politique.

via topito.com