Top 10 des gens qui se filent des augmentations sans état d’âme, plus c’est gros plus ça passe

Pourquoi s’emmerder à pas gagner d’argent quand on a la possibilité de décréter qu’on peut gagner plus d’argent ? Syllogisme évident que nombre de hauts personnages, politiques ou acteurs de l’économie, ont compris. Dans la vie faut pas s’en faire ; mieux vaut prendre l’oseille et se tirer.

1. Balkany

Balkany aime deux trucs : les villes ultra endettées et la thune. Et il a aussi l’air de bien aimer les mises en examen, mais c’est autre chose. Toujours est-il que notre bon Patoche a fait voter une augmentation de 56% de son indemnité de maire au Conseil municipal de Levallois, tout ça parce qu’il a laissé tomber son poste de député afin de se conformer à la loi sur le non cumul des mandats. Sauf que Balkany touche sa retraite de député à taux plein, soit 2700 balles. Et que ses adjoints vont de ce fait perdre 75 balles par mois sur leur salaire. Prends l’oseille et tire toi.

2. Sarkozy

En accédant à la président de la République, Sarkozy décide d’augmenter le salaire qui va avec la fonction, qui était alors de 7.000 euros : nouveau salaire ? 18700 euros, soit 170% d’augmentation. Sa justification ? Bah y’avait des caisses noires, du bordel, du cash, des petits arrangements… Ah bon ? Première nouvelle. Et Sarko, quinze fois ministre avant d’être président le savait pas lui non plus ? Ah ouais ?

3. Le maire de Cholet

Encore une victime malheureuse du non cumul des mandats. Le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, a décidé de renoncer à son mandat de député pour rester maire et se fait augmenter en conséquence de 1600 euros net. Ses indemnités correspondent désormais au plafond maximal de rémunération fixé compte tenu de la taille de sa ville. Pas non plus un scandale, sauf quand on connait Cholet…

4. Yves Nicolin

Le maire de Roanne aussi a dû renoncer à la députation, mais il cumule son rôle d’élu local et la présidence de l’agglo. Pour compenser, Nicolin a quasiment doublé l’indemnité qu’il touche en tant que président de la communauté d’agglo histoire que ça se voie moins dans les dépenses locales. Il se paie ainsi 5200 euros brut pour ce poste, à quoi s’ajoute son indemnité de maire. Et refuse de communiquer là-dessus.

5. Le PDG de Total

En 2016, le salaire du PDG de Total, Patrick Pouyanne, avait augmenté de 25% pour atteindre 3,8 millions d’euros (sans les stock options). Déjà, à l’époque, l’affaire avait fait polémique. Il faut bien voir que les conseils d’administration et les assemblées générales d’actionnaires qui valident ces augmentations sont dans ce cas de simples chambres d’enregistrement.

6. Pierre Gattaz

En 2014, Pierre Gattaz, patron du MEDEF, prend une décision forte : augmenter sa rémunération (dans son entreprise, pas en tant que représentant du patronat) de 30%. Seul hic, il avait annoncé l’année précédente deux ans de serrage de ceinture chez les patrons pour donner l’exemple et apaiser le climat social. LOL.

7. Carlos Ghosn

Le PDG de Renault a gagné son bras de fer contre Macron. Reconduit pour 4 ans à la tête de l’entreprise publique en 2018, il avait dû accepter de réduire son salaire afin de répondre aux exigences des entreprises publiques (Renault appartient en partie à l’Etat). Sauf que, petit malin, il s’est démerdé pour faire passer la différence en stock options ; surtout, la partie japonaise de son salaire (Ghosn est aussi patron de Mitsubishi et Nissan) n’est pas connue. On estime de Carlos Ghosn gagne environ 15 millions d’euros par an. Et ça ne fait qu’augmenter.

9. Thierry Breton

PDG d’Altos et ancien ministre de l’économie, Thierry Breton a augmenté sa rémunération de 74,5% en 2013. Sans doute pour se préparer à la déferlante communiste initiée par l’ère Hollande (LOL).

10. Nonce Paolini

Toujours en 2013 et à un moment où la chaîne commençait à dévisser, le PDG de TF1 s’était augmenté de 41%. C’est toujours ça qui n’ira pas dans du temps de cerveau disponible.

L’argent, c’est cool.

via topito.com