Top 10 des lois scandaleuses qui étaient encore en vigueur il y a peu

On a beau vivre dans la post-modernité, la post-modernité ressemble quand même beaucoup au Moyen-âge. Le monde n’avance pas à la même vitesse partout, mais ce qui est intéressant c’est de voir que certains droits humains qui nous semblent absolument évidents n’ont été entérinés dans le droit de certains pays développés que tout récemment. Et que les pays occidentaux se livraient à des stérilisations forcées, y compris en France, jusque dans les années 2000.

1. L’interdiction pour les femmes de conduire en Arabie Saoudite

C’est en septembre 2017 que le roi a finalement autorisé les femmes à conduire ; la loi entrera en vigueur en juin prochain. Jusqu’alors, l’Arabie Saoudite était le dernier pays du monde à interdire ce droit aux femmes.

Du coup, si elles se perdent en bagnole, elles pourront demander leur chemin : « Hey, l’Arabie, c’est où, dites ? » « C’est là, mec. » « Yeah men. »

2. La pénalisation de l’homosexualité

Dans la plupart des pays développés, l’homosexualité a été dépénalisée dans les années 80. Mais certaines législations demeurent très restrictives pour les droits LGBT, notamment dans les pays où les pouvoirs politique et religieux se confondent. Toutefois, certains Etats ont mis du temps à légaliser l’homosexualité sans qu’il y ait de raison historique logique à cela ; c’est par exemple le cas du Belize, où l’homosexualité a été dépénalisée pour les hommes en 2016 (elle était légale pour les femmes, allez savoir), ou du Liban, où la loi est passée en 2014.

3. L’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang aux Etats-Unis

Ce n’est qu’en 2015 que les homosexuels masculins ont été autorisés par l’Etat fédéral à donner leur sang. La législation précédente datait de 1983, à une époque où SIDA était synonyme d’homosexualité ; m’enfin, aujourd’hui encore, il faut assurer qu’on n’a pas couché avec un mec au cours de l’année passée. Bref, ça ne change pas grand’chose.

4. Jusqu’en 2017, la France obligeait les transgenres à être stérilisées

C’est le CEDH qui a fini par condamner la France en avril 2017 pour cette pratique totalement contraire aux droits humains. Jusqu’alors, changer d’Etat civil supposait une opération de stérilisation obligatoire, bonjour le Moyen-âge. On n’est pas sortis de l’auberge.

5. Jusqu’en 2015, l’adultère était passible de prison en Corée du Sud

Depuis 1953, la Corée du Sud envoyait les personnes coupables d’adultère en prison. En 60 ans, une cinquantaine de milliers de personnes ont été condamnées pour adultère dans le pays, même si l’application de la peine de prison se faisait heureusement de plus en plus rare. T’es là pour quoi, toi ? Trafic d’organes ? Cool. Moi j’ai juste couché avec une autre nana.

6. En Indie, l’agression sexuelle n’a commencé à être prise en compte qu’en 2003

C’est en 2003 que la loi a été votée, interdisant le viol et les agressions sexuelles sur des femmes. Mais la loi était vague et inapplicable et ne concernait pas les viols pratiqués sur des hommes par exemple. La loi indiquait qui plus est qu’attenter à la « modestie » d’une femme était condamnable, sans que l’on définisse vraiment ce que ça voulait dire. Ce n’est qu’en 2012 que l’Inde a réellement légiféré sur le sujet, englobant aussi la pédophilie dans le lot, tant qu’on y est.

7. L’interdiction de télécharger des films pédopornographiques date des années 2000 au Japon

En 1999, le Japon a pénalisé la fabrication de pédopornographie, mais pas sa possession. Non, il a fallu attendre 2014, vous avez bien lu, 2014, pour que le pays légifère et interdise la possession d’images ou de vidéos d’enfants érotisés ; mais la loi reste très permissive, la peine maximale ne dépassant pas l’année d’emprisonnement.

8. En Grèce, le viol conjugal n’a été interdit qu’en octobre 2006

Auparavant, ça faisait partie de la vie. On cite la Grèce parce que quand même c’est un pays membre de l’UE, mais le nombre de pays où le viol conjugal est totalement autorisé fait peur. En Thaïlande, la même loi a été votée en 2007.

9. En France, la stérilisation forcée des attardés mentaux a été levée en 2004

Il n’y a même pas 15 ans. Auparavant, la pratique était automatique. Vous avez dit eugénisme ? Ce qui est marrant, c’est de voir qu’en 1998, un rapport de l’IGAS pointait du doigt la mesure, non pas pour les graves problèmes éthiques qu’elle posait, mais bien parce qu’il y avait un risque pour l’Etat de se voir attaqué par des associations de personnes stérilisées mécontentes.

10. Le Vietnam n’a ratifié la Convention internationale contre la torture qu’en 2015

Elle date pourtant du milieu des années 1980. Même la Syrie est signataire, c’est dire (vous voyez l’ironie de la chose). Les Etats qui la ratifient doivent prendre des mesures concrètes pour interdire la torture sur leur sol et s’engager à ne pas renvoyer des réfugiés dans des pays où ils risquent d’être torturés. Bref, le Vietnam n’a signé la convention qu’en 2013 et l’a traduite en droit national en 2015.

Allez, dans 3000 ans, on aura peut-être avancé un peu.

Sources : Cracked, Wikipédia, Le Figaro

via topito.com