Top 10 des manières cruelles de buter des fourmis (elles ne comprennent que ça de toute façon)

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Crédits photo (creative commons) : Fir0002

Face à une invasion de fourmis, on est parfois hésitant à faire un génocide, pour des raisons écologiques, voire éthiques ou religieuses. Mais sachez que si vous comptez les faire fuir avec des moyens type « préventifs » (menthe poivrée, marc de café ou rondelles de citron), sachez que la fourmi, elle n’en a rien à foutre, on parle là d’une bestiole qui est insensible au feu et qui résiste même à la radioactivité. Donc vous allez avoir l’air malin avec votre feuille de menthe. Non, misez sur la cruauté, y’a que ça qui paye.

  1. Ébouillanter le nid
    La méthode moyenâgeuse. On ne sait pas trop ce qui les fait le plus chier, l’inondation du nid ou les températures insoutenables, mais manifestement, ça marche. En même temps, un tsunami à près de 100 degrés, si ça devait se produire, ça nous ferait prendre conscience des dangers du réchauffement climatique.
  2. La niquer à la farine de maïs
    Quand la fourmi tombe sur quelques grammes de farine de maïs sur son chemin, c’est une aubaine, elle se tape une gros gueuleton. Sauf que lorsqu’elle boira un peu pour faire passer tout ça, la farine va gonfler et lui exploser ses entrailles de fourmi. C’est affreux, oui, mais la vie est une jungle.
  3. « Saupoudrer » du sel anti-fourmi
    Elle s’invitent chez vous ? Faites pareil en allant pourrir leur nid. Une bonne dose de sel dans leur habitat aura pour effet de désecher l’environnement. Dans cet environnement tout sec, les fourmis comprendront vite qu’il faut utiliser leurs dernières forces pour déménager dans un coin moins hostile.
  4. L’assécher à la terre de diatomée
    La double peine : non seulement cette poudre aux vertus d’absorption redoutables va assécher le nid et instaurer une sécheresse meurtrière. Mais comme si ça ne suffisait pas, les particules hyper fines de silice présentes dans cette poudre vont se fixer sur les poils de la fourmi et lui causer d’horrible lésions. Imaginez-vous marcher dans le Sahara, mais sur du verre pilé.
  5. La flouer avec des boites-appâts
    Tels Hansel et Gretel tombant sur la maison en pain d’épice, nos fourmis sont attirées par cette boite en plastique fleurant bon la saccharose, mais elle déchantent bien vite, le spinosad mélangé à du miel a une action neurotoxique, et la fourmi a à peine le temps de savourer son festin qu’elle est paralysée, incapable de se nourrir et crève comme une merde près de son eldorado de sucre. Comment pouvait-elle se douter qu’elle avait affaire à des êtres aussi diaboliques que nous ?
  6. Remettre le couvert avec les boites-appâts « deuxième lame »
    Quand les concepteurs des boites-appâts ont claqué tout le fric du brevet de leur trouvaille, ils se sont dit « mais… est-ce qu’on peut être ENCORE plus cruel ?… » Et ils ont trouvé : une boite, comme la précédente, mais cette fois ci, la fourmi a le temps de se taper la cloche, et même d’en ramener pour sa famille dans le besoin. Et ainsi, elle contamine toute sa communauté alors qu’elle pensait leur sauver la vie. « Maman (kof kof…), pourquoi tu nous a ramené de la nourriture empoisonnée (kof kof…) ». Oui, c’est horrible, mais c’est VOTRE cuisine, faites vous respecter !
  7. La fatiguer à la craie, ou au talc
    Une fois empêtrée dans cette poudre, la fourmi ne pourra plus escalader les parois verticales. Elle le sait qu’il y a une bouteille de grenadine mal fermée sur la table, mais elle va s’épuiser, en vain, à grimper sur le pied du meuble pour inlassablement se gameler sur le parquet. D’une certaine manière, ce serait moins cruel de l’écraser à coup de chausson.
  8. L’enfumer, à l’ancienne
    Méthode radicale à utiliser en dernier recours. Vous quittez les lieux, vous allez squatter chez un parent, et vous y allez à l’arme chimique, la phosphine ou au cyanure d’hydrogène. C’est épouvantable, c’est un truc de nazi, mais ça élimine 100% des nuisibles. Par contre, vous risquez d’aller en enfer après ça.
  9. Placer un contrat sur la reine
    Si vous êtes fatigué de bousiller du menu fretin, une seule solution : buter la chef, celle qui produit cette armée de bestioles anonymes. En général, elle est tapie dans l’ombre, à l’abri du nid, mais si vous la battez en combat singulier, les fourmis comprendront qui est le patron. Attention, certaines espèces agressives peuvent organiser des représailles et vous faire payer votre tentative de régicide, ne ratez pas votre coup, vous n’aurez qu’une seule chance.
  10. Adopter un tamanoir
    Si vraiment vous êtes tombé sur des fourmis qui refusent de négocier, faites vous aider par un professionnel : le fourmilier géant ne se nourrit que de ces petites bêtes. D’un côté, on se dit que c’est la nature, donc on ne peut pas vraiment parler de cruauté, et puis on se demande si ce serait une belle mort de se faire avaler par un animal de 650m (à notre échelle) qui ressemble à ça :
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    Crédits photo (creative commons) : Malene Thyssen

  11. (bonus) utiliser les barrières d’aliments qui puent
    Citrons moisis, vinaigre, clous de girofle… les méthodes « naturelles » pour repousser les fourmis ne manquent pas, et permettent d’éviter la brutalité à l’égard d’êtres vivants. Mais quand on respecte un ennemi, même un envahisseur, on se bat, on n’essaie pas de le bloquer avec une muraille de citrons pourris. Est-ce qu’on aurait eu de meilleurs résultats en bloquant les Allemands avec du basilic en 40 ? Certainement pas, et ça les auraient sûrement encore plus énervés.

Et vous, vous êtes maîtres chez vous ?


via topito.com