Top 15 des raisons de penser que les pigeons sont des êtres diaboliques (et perfides)

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Crédits photo (creative commons) : Edward Townend

Dans votre imaginaire simplet, le pigeon est peut-être l’animal le plus innocent qui soit. Une bonne grosse boule de plume un peu crado qui ne réagit même plus quand vous passez à côté en tapant du pied. Ne soyez pas si naïf ; on peut être très con, et très dangereux. Promis, juré.

  1. Ils t’empêchent de faire la grasse mat.
    Il suffit que tu aies deux connards en pleine parade nuptiale qui roucoulent sur ton balcon, et c’est foutu. D’abord tu te choppes une mini crise cardiaque parce que le bruit est tel que tu as cru un instant qu’ils copulaient sur ta taie d’oreiller, et ensuite tu auras beau leur hurler dessus ils se foutront bien de ta gueule en se réinstallant au même endroit pas plus tard que deux secondes après que tu sois retourné au lit.
  2. Leur caca est acide et apporte des maladies.
    Si encore ils se contentaient de pourrir nos façades, on ne dirait rien. Mais quand on sait que leurs déjections désagrègent la pierre, on flippe un peu. Du coup, ni une ni deux, on récure ça à mains nues, et on se choppe le bon combo grippe aviaire et salmonellose, et on meurt.
  3. Non seulement ils sont dégueu, mais ils attirent aussi tous les autres êtres cracra de cette planète.
    Rats et insectes kiffent leurs nids un truc de malade, genre c’est le truc le plus douillet que tu trouves sur le marché quand t’es une blatte. Donc si vous en avez un dans votre gouttière, déjà elle sera bouchée, ensuite vous chopperez toutes les maladies que ce pigeon et son caca ne vous auront pas encore refilées.
  4. Ils puent de ouf.
    Imaginez un grand rassemblement de pigeons, genre les arches de Paris, où ils aiment bien traîner en bande. L’odeur est tellement horrible que même si vous n’êtes pas du genre chochotte (et vous me connaissez), vous êtes obligé de faire un détour en retenant très fort votre respiration.
  5. Ils coûtent cher.
    Une plaque anti-pigeon avec picots et tout le tralala, ça te coûte 100 euros le mètre. On ne va pas sortir la carabine pour autant histoire de s’en sortir à peu de frais, nous ne sommes pas des monstres, non. Mais dites-nous ce qu’on doit faire.
  6. Ils se préoccupent beaucoup trop de l’éducation de leurs rejetons.
    Figurez-vous que les pigeons sont aimants et fidèles, et quand il s’agit des bébés, ils gèrent le partage des tâches avec brio. Même le père allaite (si vous croyez que j’ai pris de la drogue, ça s’appelle le lait de jabot).
    On leur avait pourtant expliqué qu’on ne voulait plus d’eux, c’était peut-être pas le moment de se la ramener en nous montrant le bon exemple. Ce qu’ils peuvent être agaçants.
  7. D’ailleurs, leurs bébés ont horriblement laids.
    Nous il suffisait qu’on nous montre un bébé choupi pour qu’on se lance à toute berzingue dans l’adoption de pigeons, mais vous nous excuserez si on se désintéresse de leur cause. Déjà qu’à l’âge adulte, on n’avait pas affaire à des phœnix, mais dans la tendre enfance on atteint des sommets.

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    Crédits photo (creative commons) : Leeno

  8. Et ils ont une manière immonde de les nourrir.
    Ils régurgitent leur bouffe au fond de leur gorge, il se passe un truc à l’intérieur qui fait que c’est bourré de bonnes choses pour le gosse, et bim ils gerbent le tout dans le bec du gamin ravi. C’est ça même qu’on appelle le lait de jabot, rapport à ce qu’on disait tout à l’heure.
  9. Ils ont les yeux rouges.
    Même topo que pour les bébés animaux. S’ils avaient des beaux yeux bleus, ou verts, avec des cils fournis et des étoiles à l’intérieur, on s’attendrirait peut-être. Mais ils ont des petits yeux bêtes, vicieux et sanguinaires (rapport à la couleur). Pas le genre de regard que vous aimeriez croiser un soir de pleine lune, si vous voyez ce que je veux dire.
  10. Ils sont en partie responsables de cette vidéo.
    Je suis à ça de la crise d’angoisse, à ça.

  11. Ils mangent tellement n’importe quoi qu’ils nous feraient presque honte.
    Avant, ils se contentaient de petites graines glanées ici et là, mais avec l’ère moderne tout fout le camp. On leur passe leur petit faible pour les miettes de pain, mais merde, ils sont gras comme des oies et pourtant vous leur refilez n’importe quel déchet alimentaire sorti du fond de la poubelle, les mecs se régalent. Aucune tenue.
  12. Ce sont de gros lourdauds incapables de se défendre.
    Ces chochottes vivent bien pépères en centre-ville, et ils arrivent quand même à se trouver une centaine de prédateurs, tous plus ridicules les uns que les autres. Ils se font virer de chez eux par des souris, bouffer par des grosses mouettes, et choppent des sales maladies en bouffant de la mousse. Pathétique.
  13. Mais ils ne sont même pas en voie d’extinction.
    Quand on sait qu’un animal est à deux doigts de se faire la malle au paradis avec tous les membres de son espèce, on fait pas les cons et on essaye de le bichonner. Mais dans la mesure où il nous reste encore 80 000 pigeons à Paris, c’est difficile de ne pas les détester.
  14. Ils bouffent ton immeuble.
    On savait déjà qu’ils n’étaient pas du genre gastronome, mais leur délire va très loin. Ils aiment bien picorer le tuffeau de chez toi pour pondre de jolis œufs tout solides, et des joints de silice qui, selon eux, faciliteraient leur digestion.
  15. Et quand on sait que bouffer est leur unique but dans la vie, ça donne une idée de la vacuité sans nom de leur existence.
    Les autres piafs ont au moins quelques événements qui rythment leur existence, genre les grandes migrations. Les gars ils voyagent, voient du pays, ont un sens de l’orientation de bâtard qui force le respect et maîtrisent très certainement plusieurs idiomes. Le pigeon, lui, ne bougera pas de son arrondissement.

Non, la cohabitation n’est plus possible. Faites quelque chose.


via topito.com